La France est une terre fertile pour les PME, notamment pour les start-ups qui y poussent comme des champignons. Mais ces jeunes entreprises en plein développement, qui sont le fer de lance de l’économie française, ont grand besoin d’investissements afin qu’elles puissent atteindre la maturité. Les gouvernements français, de droite comme de gauche, encouragent les particuliers à investir dans nos PME grâce à des dispositifs fiscaux permettant aux investisseurs de réduire leur impôt sur le revenu.

Le capital investissement pour financer les PME

Le capital investissement (ou private equity) est une forme d’investissement qui consiste pour l’investisseur à prendre une participation au capital d’une société non cotée ayant des besoins de croissance, de développement ou de transmission.  

Le capital-risque en est l’une des modalités et concerne majoritairement les petites et moyennes entreprises (PME) en phase de développement qu’on appelle plus communément des start-ups. Cette forme de financement est donc destinée à des entreprises en phase de création, qu’elles aient trouvé leur modèle économique (création et post-création) ou non (capital-amorçage). Du fait des risques d’un tel investissement (jeunesse des sociétés, manque de données chiffrées, manque de recul, etc.), les montants investis en capital-risque sont souvent plus faibles que dans les autres types de capital-investissement.

Les autres formes de capital-investissement sont le capital développement qui consiste à investir dans des entreprises ayant déjà attient une certaine maturité . Le capital transmission concerne les investissements issus de la transmission d’une entreprise, dont les actionnaires cherchent à se retirer. Enfin, le capital retournement évoque les investissements dans une société en difficulté.

Quelques dispositifs fiscaux pour soutenir nos PME

Le FIP Outremer : fonds d’investissement de proximité destiné à financer les petites et moyennes entreprises des DOM-TOM. L’investissement dans ce type de fonds déclenche une réduction de l’impôt sur le revenu égale à 38% du montant placé. L’investissement étant limité à 24 000€ pour les couples et 12 000€ pour les célibataires, la réduction d’impôt peut respectivement atteindre 9 120€ et 4 560€.

Le FIP Corse : même type de fonds que le FIP Outre-mer mais destiné au financement des PME de l’île de Beauté. La réduction d’impôt associée au fonds est la même que l’équivalent ultramarin.

Le FIP de droit commun : fonds destiné au financement des PME de l’Hexagone. Fiscalement moins intéressant que les deux premiers fonds, il permet tout de même de réduire son impôt sur le revenu de 25% des capitaux investis. Ce qui donne une réduction d’impôt pouvant atteindre 6 000€ pour les couples et 3 000€ pour les célibataires.

Sachez que la réduction d’impôt est notamment conditionnée à la conservation des titres pendant au moins 5 ans à compter de la date d’investissement.

Attention, ces solutions de placement bien que fiscalement attractives restent risquées : les capitaux investis peuvent être partiellement ou totalement perdus.
 

La France, sur la 2e marche du podium européen du capital-risque

En septembre dernier, le cabinet EY publiait son dernier baromètre du capital risque en France où il dévoilait ses observations pour le premier semestre de l’année 2017. On y apprend que 1,216 milliards d’euros ont été levés, ce qui constitue la levée de fonds la plus élevée de l’histoire du capital-risque en France.

Grâce à ce montant record, le capital-risque français se classe en deuxième position européenne devant l’Allemagne, derrière l’indétrônable Royaume-Uni dont le private equity demeure en 1er position.

 

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